P*R*I*E*R*E*****D*E...

...retourner sur ses pas, de tourner en rond, de se perdre enfin...

Oui, revenez sur les articles que vous avez aimé car j'écris en dépit du bon sens chronologique et mes bulletins sont des graines qui ont besoin de temps pour offrir leurs fruits !

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mardi 12 mai 2009

mercredi 6 mai 2009

High Tone Dub SESSION - Haute Déception


Je me réjouissais d'aller à cette soirée Dub. J'adore la musique électro et j'étais bien curieuse d'entendre ce qu'allait m'offrir cette scène mixte - sino-française. Le problème : je suis exigeante. Il faut que le son soit électrisant pour que je consente à enfermer la claustro que je suis.



Boîte noire et fermée. Des gens, beaucoup d'étrangers, notamment des Français sérieux et contents de s'enfermer ici. Ça doit être un lieu branché. L'ambiance n'est pas au sourire ni à la chaleur, musique underground oblige, on n'est pas là pour rigoler... Tiens le collègue temporaire de Delphine : "Salut tu me reconnais ? J'accompagnais Delphine au concert Baroque il y a deux semaines !" - Sacré changement d'atmosphère...

Une première partie qui ne décolle pas tandis que le cube Yugong Yishan se remplit de fumée et les gens de bière. La musique ne me touche pas et me tire vers le fond. Fatigue et ennui. Le Dub est un son lourd, si le DJ est mauvais, c'est une vraie pâte sonore qui vous englue les tripes. "Tu connais Likhan' {http://www.myspace.com/likhan}? C'était un de mes collègues ! C'est par lui que j'ai dcouvert le Dub à Marseille." Le collègue delphinois acquiesce. Il connait. Je souris, la faiblesse des frontières parfois... Et puis, le voilà de nouveau aspiré par la foule me laissant en face à face avec cette musique, ce bruit qui m'agresse par sa monotonie.


J'attends de moins en moins vaillamment la deuxième partie... Enfin, le groupe High Tone arrive et le public français lui fait une ovation. Bon bon. C'est bon signe ! Mais ce qui sort de leur instrument n'est que bruit, brutalité. Ça tape sur ma peau. Je cherche à rentrer, comprendre, mais non, impossible. Ça me casse littéralement les oreilles... et le reste !!! Je regarde les gens, espérant m'inspirer de leur enthousiasme qui ne décroît pas. Je les vois, zombies se balançant une bière la main. Se balançant. Se balançant tous. Les yeux brillants fixés sur les artistes, la bouche pâmée. Le son malheureusement ne m'a pas mordue, je reste séparée en dehors. Asphyxiée, je sors. J'espère que ma prochaine expérience sera plus enivrante.

samedi 2 mai 2009

王菲—流年



C'est la première chanson chinoise que j'ai découverte.
Coup de foudre.


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Entreprendre la traduction de cette chanson est un vrai défi ! J'ai déjà demandé l'aide de pas mal de Chinois, et chaque fois, j'entends la même remarque : "Même pour nous, c'est difficile à comprendre !" - Donc, pour le moment, je vais m'intéresser à COMPRENDRE le sens du texte. Voici les explications d'une brillante étudiante de français :


"Je trouve que la chanson Liunian de Wang Fei est difficile à comprendre. D’après moi elle parle d’une histoire d’amour destinée mais malheureusement éphémère. Enfin, c’est ma compréhension. Je vais t’expliquer strophe par strophe.

爱上一个天使的缺点 用一种魔鬼的语言 上帝在云端只眨了一眨眼 最后眉一皱头一点

Elle est amoureuse de quelqu’un et elle aime aussi ses défauts. Et elle se sent comme attrapée par un diable. Je crois qu’elle utilise la métaphore de dieu pour dire que le bon début n’a duré qu’une courte période et l’histoire finit mal.

爱上一个认真的消遣 用一朵花开的时间 你在我旁边只打了个照面 五月的晴天闪了电
Je pense qu’elle parle de la rencontre avec son amoureux qui est reparti très vite. Mais son apparition est pour elle un coup de foudre.


有生之年狭路相逢 终不能幸免 手心忽然长出纠缠的曲线 懂事之前情动以后 长不过一天 留不住算不出流年 ( 哪一年让一生改变 )

Ici, je crois qu’il s’agit de la prédestination. Tu sais qu’en Chine selon la superstition, les lignes dans notre main pourraient prédire notre destin ? Donc, elle dit que leur rencontre était inévitable et destinée. Mais elle ne sait pas ce qui l’attend. Leur rencontre n’a pas duré longtemps et elle ne sait pas si un jour son destin changera.

遇见一场烟火的表演
用一场轮回的时间 紫微星流过来不及说再见 已经远离我一光年

Leur histoire est comme une présentation de feux d’artifice mais ça lui a laissé des souvenirs qu’elle n’oubliera jamais."

jeudi 9 avril 2009

Atiffée...

En ce 4 avril 2009, au lieu de pleurer sur mes morts comme le calendrier l'exigeait, je pleurnichais sur l'incohérence de ma garde-robe... Voilà le printemps estival déjà et je n'ai que des pulls, des moufles et des bottes à me mettre... J'ai déjà un peu développé pourquoi s'habiller en Chine peut devenir un vrai casse-tête chinois pour une femme occidentale... Et j'ai bien l'intention de revenir sur le sujet ! Alors, pour remonter ce moral de coquette en berne, j'ai allumé la télé. Et je ne m'attendais pas à si bien retrouver le sourire ! Alors, qui est la magicienne ?

C'est 郭培_[GUO PEI].



La styliste aux doigts de fée présentait ses créations dans l'émission BAZAAR. Immédiatement séduite par les coupes et l'inspiration de l'artiste, j'ai filé sur internet pour glaner quelques images. Veuillez savourer le fruit de mes recherches !




Les croquis aux courbes vertigineuses et fleurissantes...










Ces textures de plumes, de voiles et d'étoiles métamorphosent la femme tantôt en excessive pivoine, en princesse glacée de diamant, en oiseau-fée virevoletant dans sa robe ailée, en déesse imprenable. Tantôt la robe s'ouvre et abonde en pétales, tantôt elle se fige en une rigide cloche d'or. La beauté révèle sa grâce et sa majesté. Ainsi atif....fée, comment la femme peut-elle encore pleurer !

samedi 4 avril 2009

Juliette BINOCHE à Pékin

« In-I »
Akram Khan fait danser Juliette Binoche


- au MeiLanFang Theater de Pékin -




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Au début, l'une de leurs premières danses fusionnelles :



Et puis, à la trentième minute, un passage très puissant : elle blesse l'homme qu'elle l'aime. Il cherche à la fuir mais il est collé d'amour pour elle, elle qui le traque, consciente d'avoir commis une erreur, elle le traque, lui qui veut fuir. Là elle attrape un pied, là, sa main, là son cœur. Le désespoir d'une femme éperdument amoureuse, foulant tout amour-propre pour se faire pardonner. Oui, je l'ai vu sur scène le temps de quelques instants. Et j'en ai eu des frissons...

王志平 in 北京

Wang Zhiping est actuellement sur Pékin pour commémorer les trente ans de la photo indépendante en Chine. Pour l'occasion, l'œuvre de l'artiste - qui vit à Aix-en-Provence depuis plus de 25 ans - a été exposée à l'espace 798.


0033-442201979 *** wangzpfr@163.com



Voici un aperçu de ses photos de Provence :



AIX-EN-PROVENCE







DES OISEAUX ET DES HOMMES










PORTRAITS









PANORAMAS












STRUCTURES ET COURBES SACREES








Alors, quelle est votre photo préférée ?

Moi, j'adore les regards tordus et étranglés des filles vers la femme boudinée dans son satin blanc... La tempétueuse séance de coiffure de Brigitte... Les pigeons grimant nos jeux amoureux... Enfin, toutes quoi.