mardi 28 avril 2009
lundi 27 avril 2009
dimanche 12 avril 2009
vendredi 3 avril 2009
朝阳路_Chaoyang lu, la contorsionniste
La fatigue et l'excitation de marcher sur ces terrains mouvants, en bouleversement. En constant évanouissement.
et le ciment qui tend ses pauvres voiles...
J'ai peur que la modernité ne saisisse et étrangle l'humanité de ma vie. Où faudra-t-il se retrancher pour échapper à cette gangrène, à cette haleine acide, qui brûle et épouvante le ciel lui-même?
Pékin du 6e cercle, de la 6e ceinture. Du 6e non-sens.
vendredi 27 mars 2009
Ces visages qui me dévorent
Une approche prudente, inquiète, mais irrésistible...
Oui, il y a là un mystère qu'il faut qu'on lui explique ...
C'est quoi ce truc qu'elle a sous la bouche ??
Eh oui ! Voilà ce qui inquiète tellement mon observateur ! A bout de curiosité, il finira par désigner du doigt le creux de son menton en me demandant ce que j'ai là ! Je me suis sentie obligée de vite le rassurer : "Ne t'inquiète pas, ça ne fait pas mal ! C'est comme une boucle d'oreille !"
Je ne sais pas ce qu'en pensent les baroudeurs avertis (petite pensée pour Bruno...), mais moi les rencontres qui me touchent le plus ici, en terre étrangère, ce sont celles avec les enfants et les personnes âgées. Leur regards ont la même limpidité. Ils me tendent le miroir fidèle de leur coeur et de l'impact que la vue de mon visage y imprime. L'ébahissement parfois inquiet des plus jeunes devant la possibilité de ses traits et de ses couleurs, la joie entière des plus vieux devant l'intérêt que mon oeil leur porte. C'est beau. Je reçois en pleine âme leur enthousiasme et me voilà éblouie pour toute une journée !
La gardienne du Lac de Houhai, dont elle a vu tous les changements en plus de 80 ans de vie... Elle de ces vieux qui constituent la mémoire vivante de Pékin... Une mémoire laissée aux oubliettes de la société. Et pourtant, quelle sérénité dans ses yeux !
¨¨¨
Certains enfants se montrent parfois timides à l'extrême mais c'est généralement avec plaisir qu'ils se laissent amadouer et la rencontre prend souvent l'allure d'un jeu de cache-cache.
Voilà par exemple une fillette qui s'est longuement défiée de moi et de mon appareil photo, et puis, voyant ses camarades intrigués cavaler autour de moi, elle a fini par surmonter ses craintes et par venir vers moi ! Pour moi, c'est une vraie rencontre. ;-)
vendredi 20 mars 2009
Enfoncement par le Nord
Aujourd'hui, c'est la veille du printemps, mais il m'a semblé traverser une terre de désolation. Aller à la rencontre de la désolation-même... le temps-couvercle n'allait pas non plus dans le sens de la légèreté, mais vraiment, j'ai pris peur, ça me colle encore aux tripes.Temps pourri, pollution et laideur, voilà le cocktail de mon après-midi. Bon, je l'ai bien cherché, à force de traquer les chantiers, il fallait bien que j'en arrive à épuiser mon potentiel esthétisant. Le rapport de force m'a presque échappé, je n'ai presque pas pu trouver la magie. D'habitude, je quitte toujours à regret un endroit, une chose qui a hypnotisé mon objectif. Mais cette fois, je ne suis pas repartie sans un certain soulagement. Je suis rentrée dans une sorte de purgatoire, le 4 ou le 5 ème cercle de Dante, un enfer d'ennui, de laideur et de travaux forcés. Quelques enfants comme par vice, une discrète armée d'hommes au labeur.
(Une chose est sûre : ça ne veut pas dire "bienvenue")
En fait, les Chinois s'inquiètent de ce que je fais de ces photos. Je crois qu'ils s'inquiètent surtout de l'image que celles-ci donnent de leur pays. Si certains s'énervent, c'est parce que je froisse leur conscience nationale. Une espèce de censure, de traitement de l'image naturels. Hallucinant.
dimanche 15 mars 2009
UNDER CONSTRUCTION Mood
Et à Pékin, le chantier, la force de la pierre en construction implique d'autres pensées, d'autres regrets. Le chantier est beau, émouvant à Pékin, les entrailles de la ville retrounées, certes, mais vivantes, en mouvement, les hommes au travail, imprimant leur effort à la matière. C'est beau, vivant. Le bâtiment prend des allures d'insectes effarouché, toutes antennes de métal dressés, ou de vaisseau spatial échoué, dont les bras et les gueules des grues semblent un triste appel vers le ciel : « Maison ». Tous ces points de bouleversements mettent la ville en tempête, la sortent de son figement, et la dote surtout d'une atmosphère surréaliste, futuriste, apocalytique.
jeudi 5 mars 2009
La rue comme si vous y étiez
Et là, vous êtes à Shilipu Road :
Alors ceux qui comprennent le chinois pourront se moquer de moi : ça fait trois fois que je lui demande de me réparer ma chaussure, trois fois qu'il me répond que ce n'est pas possible... Et bien sûr, je n'oublie pas de me renseigner ensuite sur le prix...
J'ai toujours été nulle à l'oral ::: "(
