P*R*I*E*R*E*****D*E...

...retourner sur ses pas, de tourner en rond, de se perdre enfin...

Oui, revenez sur les articles que vous avez aimé car j'écris en dépit du bon sens chronologique et mes bulletins sont des graines qui ont besoin de temps pour offrir leurs fruits !

jeudi 19 mars 2009

BAGUA sensations

Creuser l'équilibre au coeur de l'étourdissement
Exprimer les bêtes qui sont en moi
Leur respiration leur danse et leur intelligence

Alourdir la course du temps par la pratique d'un art, quotidiennement. Chaque jour, revenir sur les traces de ce qui manque. Chaque jour, s'asseoir davantage dans le courant, dont la surface n'est que fuite ahurissante. S'enfoncer jusqu'à la racine du temps, là où il ne s'évade plus, là où, calme et serein, son cycle éternel me nourrit d'or et de paix.

Alourdir, densifier la vie pour la sentir passer, pour avoir prise sur elle et s'offrir le moyen de la pétrir et la façonner selon mes voeux.

dimanche 15 mars 2009

Le printemps arrive et la papier fleurit




剪纸_[jianzhi]

L'art du papier découpé à la main


Du papier en aile de papillon, en pétale de fleur
D'une finesse de pétale, d'une douceur ailée

UNDER CONSTRUCTION Mood



On parle souvent de la « beauté des ruines »... C'est vrai, pas de support plus efficace pour laisser s'évader l'imagination. Mais moi, ce qui m'arrête en pleine rue, ou fige mon regard nonchalamment promené sur la ville traversée en bus, c'est les chantiers. Des ruines à l'envers. Une inversion du mouvement qui offre néanmoins un même point de fragilité, un état stationnaire entre le néant et l'achevé, cette pierre déformée ou non encore informée par la pensée. Cette état stationnaire dont on ne sait pas si la pierre est morte ou fraîchement posée, dont les lignes encore malhabiles et incertaines indiquent mal si le bâtiment se dresse, sur le point de sortir de la poussière ou s'il s'avâchit inéluctablement, rappelé par la poussière.


Et à Pékin, le chantier, la force de la pierre en construction implique d'autres pensées, d'autres regrets. Le chantier est beau, émouvant à Pékin, les entrailles de la ville retrounées, certes, mais vivantes, en mouvement, les hommes au travail, imprimant leur effort à la matière. C'est beau, vivant. Le bâtiment prend des allures d'insectes effarouché, toutes antennes de métal dressés, ou de vaisseau spatial échoué, dont les bras et les gueules des grues semblent un triste appel vers le ciel : « Maison ». Tous ces points de bouleversements mettent la ville en tempête, la sortent de son figement, et la dote surtout d'une atmosphère surréaliste, futuriste, apocalytique.





La guerre du renouveau. Détruire pour renaître, faire neuf. Pékin ruinée par ses chantiers.



Oui, le chantier est beau parce qu'il est encore humain. Sa fin achève le mouvement et fixe le mensonge. Et la laideur, la vraie laideur. Je pense à regret à Hong Kong où toute construction doit respecter les principes du Feng shui, à Kyoto où toute construction doit rester scrupuleusement en accord avec le patrimoine culturel et historique de la ville...



Et moi, je cours après la pierre soufflée par la modernité. Nostalgique par avance, le coeur pincé à l'idée de ce que ces squelettes encore émouvants nous réservent de laideur et d'inconfort. Je ne sais pas vous, mais moi, la laideur, à force, ça fatigue.


vendredi 13 mars 2009

星期五十三号_VENDREDI 13



Ca fait quand même le DEUXIEME vendredi 13 de l'année !! En moins de TROIS MOIS !
Le premier, juste avant la Saint-Valentin est passé tout en douceur, par contre, le dernier... Belle engueulade avec le bien-aimé, comme pour compenser l'inoffensivité du mois de février. Bon, mais on est en Chine, et cette supersition peut-être ne compte plus : le 13 ne fait ni chaud ni froid aux Chinois. Ce qu'ils craignent par contre, c'est QUATRE !! Ah ah ! mais pourquoi ? Parce que 4_ se dit [si], comme la mort_.

samedi 7 mars 2009

La beauté des Occidentales


Depuis deux semaines, j’ai envie d’écrire sur la beauté des Chinoises et voilà que mon amie Ada lance hier dans la discussion : ‘C’est pas en Chine qu’on s’embellit’. La remarque est arrivée comme un cheveu sur la soupe et mon cerveau s’est arrêté. Voilà mes rêveries sur la grâce des femmes asiatiques complètement balayées par ce seul constat, cette évidence : l’enlaidissement des Occidentales à leur arrivée à Pékin... Ce sera donc mon sujet d’écriture à la veille de la fête des femmes !

Allez les filles, un peu de courage. Un état des lieux s'impose.
  • D’abord, la première chose qu’on s’entend dire quand on débarque, c’est : ‘Attention, toutes mes copines étrangères ont pris dix kilos en arrivant’ OOOo AH NANAN ANAN Y a pas moyen là !!! Du coup ça m’a tellement stressée que j’ai perdu trois ou quatre kilos dans le premier mois... (Bon, ce n’est pas que par souci esthétique, bien sûr ! Je le dois surtout à la jungle food qui aura eu raison de mon appêtit.) Quelques raisons en vrac : la cuisine chinoise est dans l’ensemble TRES grasse et très salée ; dans les restau, vous mangez facilement pour moins de 2 euros et les quantités sont TRES copieuses (si vous voulez une soupe, oubliez les quantités inférieures à l’équivalent d’une bassine)...

  • Ensuite, dès la deuxième semaine, vous ne tardez pas à comprendre que votre peau aussi ne sera pas épargnée : c’est quoi ces ptits boutons qui germent partout là ? D’une forme, d’une ténacité jamais rencontrée même au pire moment de l’adolescence ?? Alors, vous avez le choix : ça peut être la nourriture, mais aussi l’eau, l’air ou bien la lessive ??

  • Si la peau va mal, les cheveux aussi seront plats, ternes, les ongles, mous et cassants. Un vrai bonheur.

  • Quant aux adeptes de l’épilation, elles ont du souci à se faire.... Jusque là, je ne suis pas allée au-delà des sourcils. Cette seule expérience m’aura encouragée... à ne plus y retourner. La méthode de l’esthéticienne chinoise ? RASER le sourcil, puis le redessiner au crayon... Gros trait marron courbé sur l’arc sourcilière, MEEEEEEËËrveilleux... Bon, la prochaine fois, je le fais moi-même. Quant à l’épilation du maillot, vraiment, je n’ose imaginer. Et ça restera pour moi de l’ordre du mystère.

  • On poursuit la visite des horreurs avec les produits de beauté contrefaits... Si vous croyez arranger votre peau malmenée par la sécheresse de l'atmosphère avec de la crême à la mélamine, vous êtes sur la bonne voie.

  • Et puis ne comptez pas trop sur la mode pour arrondir les angles. Alors, c'est sûr rien n'est cher mais quoi espérer de ces pantalons mal taillés aux fesses, et flottant allégrement à la taille.. Ah ce jeans qui m’aplatit les courbes ! Eh oui, avec des bagages limités à 20 kilos, on n’a pas de quoi ramener une garde-robe digne de ce nom avec soi... Adieu jolies chaussures, pantalon classe et sous-vêtements mignons...

  • DONC ? Une Occidentale à Pékin, un à deux mois plus tard = grossie, boutonneuse, polluée et habillée façon chiffon. Visage bouffie que des cheveux morts ne sauveront pas.
    Et au contraire, la finesse des Chinoises, leur teint de pêche, leur cheveux de geai... Arfff la concurrence est déloyale....

Les plus tenaces opèreront des modifications draconiennes pour retouver leur équilibre, et alors tout devra être passé au crible --> le plan d’attaque type :
- La bouffe : j’arrête la cantine, tant pis pour la perte en sociabilité, le glutamate là, qu’ils mettent partout, ça me colle carrément toute la paroi digestive et puis ya trop de sel trop d’huile. Repérer les marchés de fruits et de légumes. Mais bon dieu y a du bio ici ???...
- L’eau, même pour faire du riz, j'oublie celle du roblnet
- La lessive : romff, y a du savon de Marseille quek part ??
- Les crêmes de soin : rayon de luxe, le plus cher, tant pis.
- Les shampoing : là c’est dur. Les cheveux de bébé ne sont pas callibrés pour les pâtes crémeuses qui font office de shampoing à Pékin...

Dites-moi, si y a des expat' sur la toile, y en a qui se retrouvent là ?

En tous cas : Vive les femmes !


Je penserai à écrire sur le courage qu'il nous faut, hein. ;-)

Ce que dit le mentor


没有不知道, 没有不会, 只有锻炼

L'ignorance ou l'incapacité n'existent pas, il n'y a que l'entraînement.

不怕漫, 只怕懒

N'aie pas peur d'être lente, crains seulement de ne pas pratiquer.

vendredi 6 mars 2009

La danse synchronisée des canards de Houhai




Ces canards me font tellement rire que moi aussi j'ai envie de danser sur l'eau !